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mardi 24 septembre 2013

Normandelière et une des priorités locales : la protection des Granges et de la Gachère












Arrêté préfectoral n°13-DDTM- 85 – 324 du 22 mai 2013 complétant l'autorisation des digues et des ouvrages de protection contre la mer des Granges et de la Gachère.

Nous avions commenté la situation de l'estuaire de la Gachère (article du 20 février 2013) et la réparation urgente réalisée en mai 2013 sur la digue Nord (article du 15 mai 2013).
Nous avions aussi mentionné l'Avis d'Appel Public à la Concurrence lancé par le Syndicat mixte des marais des Olonnes pour choisir un maître d'oeuvre pour la restauration des digues et du barrage de la Gachère, une opération dont le coût est estimé à 2 500 000 € HT (article du 23 avril 2013)

Dans l'arrêté préfectoral du 22 mai 2013, signé après la réparation de la digue Nord, l'Etat met la pression sur le Syndicat mixte des marais des Olonnes et sur les maires des communes concernées pour qu'ils répondent à certaines obligations (en particulier : dossier de l'ouvrage, consignes écrites, rapport de surveillance, compte-rendu de visite technique, …) avant le 30 septembre 2013 et pour qu'ils transmettent au préfet de Vendée une étude de dangers avant le 31 mars 2014.

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Dans l'arrêté préfectoral du 22 mai 2013, l'Etat "considère qu'il existe à l'arrière de ces digues des zones habitées soumises à des risques d'inondation et de submersion en cas de rupture ou de défaillance des ouvrages et que la prévention de la rupture des ouvrages nécessite des mesures renforcées"
Dans un tel contexte, il est surprenant que l'Etat ait donné son accord à la société SIPO PHILAM (Rousseau) pour réaliser une grosse opération immobilière (lotissement du Havre de la Gachère) sur une zone exposée – "la cuvette de la Gachère" - en cas de rupture du barrage ! L'Etat reconnaît pourtant que cette zone est le "lit majeur d'un cours d'eau : zone naturellement inondable pour la plus forte crue connue". De plus ce lotissement est à proximité d'une centrale à béton (Rousseau Matériaux), elle-même à proximité de marais, c'est ce qu'on pourrait appeler de la compatibilité environnementale !
Faut-il en conclure que cette société immobilière, qui possède de nombreux terrains à lotir sur les communes de Brem et de Brétignolles sur Mer (le Fief des plantes par exemple et d'autres au nord de la zone où il n'y aura jamais de port) et qui a joué un rôle clé dans l'opération d'achat de la ferme de la Normandelière, a un traitement de faveur de la part des collectivités locales (ou des élus locaux ? ) et de la part de l'Etat ? Que cachent, comme intérêts privés, toutes les opérations immobilières que cet aménageur réalise ? On aimerait bien avoir la réponse avant les prochaines élections municipales de 2014.

Ne serait-ce pas une priorité locale pour les communes de restaurer les digues et le barrage de la Gachère ? On n'entend pas beaucoup les maires de Brem sur Mer et de Brétignolles sur Mer sur ce sujet, c'est vrai ça n'a pas le même impact médiatique que le projet de port de plaisance sur le site de la Normandelière.

Petit Supplément :
Notre Dame des Landes : La mauvaise foi de la France devant l'UE

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